• PLACE PUBLIQUE

  • C’est l’agora, le lieu de rencontre, de débat, de confrontation d’idées, de questions.
    Une collection ouverte, sans limitation de genre et qui veut déborder de la ligne de l’essai classique
    .

  • JEAN HURSTEL pour une autre action culturelle

  • Ouvrage collectif sous la direction de Roland de Bodt et Claude Fafchamps

    Dans une salle de réunion au mobilier au style incertain de notre centre culturel, Jean déplie sa longue silhouette, allume le cinquième cigare du matin, souffle la fumée sur son voisin, s’envoie sa quatrième tasse de café, se renverse sur son siège et lance à la cantonade : « Non mais si cela ne vous intéresse pas de parler des mineurs, dites-le-moi ! Vous préférez sûrement qu’on se parle entre nous de l’excellence artistique ! Vous pouvez complètement vous faire plaisir en vous parlant à vous-mêmes. Vous voulez vous la péter France Culture ?… vous voulez faire comme tous les autres, mais moi ce que je dis c’est qu’on doit sortir les roulottes. Je veux qu’on retourne sur le terrain avec les tréteaux du Bassin houiller. C’est maintenant qu’on doit retourner vers les habitants. On a de beaux bâtiments, on est bien au chaud, on fait la une du journal alors c’est le moment qu’on aille au contact ! C’est pour ça qu’on est ici, c’est pour ça qu’on nous paye. Pas pour le label « scène nationale », bordel ! Je vous demande des idées. Vous dormez, là ! »

    Extrait de la contribution de Hervé Atamaniuk

    Après Cultures des lisières - Éloges des passeurs, contrebandiers et autres explorateurs, ce deuxième volume consacré à Jean Hurstel propose un choix de textes originaux qu’il a rédigés et défendus entre 1969 et 2011. Ces documents sont croisés par des contributions récentes de personnalités qui témoignent, à des titres divers, des résonances et de la signification de ces prises de position pour leur propre pratique professionnelle.

    Place publique • Septembre 2020 • 978-2-87267-224-0 • 15 x 21 cm • 400 pages • 21 €

  • Julien Lahaut vivant

  • Jules Pirlot

    70 ans après l’odieux assassinat, 10 ans après la première édition du livre de Jules Pirlot, aujourd’hui épuisée, les éditions du Cerisier et le Centre des archives du communisme en Belgique (CarCoB-asbl) s’associent à nouveau pour publier une nouvelle édition de la vie passionnante de Julien Lahaut.

    Une véritable épopée ouvrière de la première moitié du 20ème siècle, depuis les grèves durement réprimées pour le suffrage universel jusqu’au cri « vive la république », en passant par l’expédition des auto-canons-mitrailleuses belges en Russie pendant la Première Guerre mondiale et la grève des 100.000 malgré l’Occupation allemande en 1941.

    Cette édition, préfacée par José Gotovitch, augmentée de nouvelles sources et de documents iconographiques, tient compte des recherches menées par l’équipe du CEGESOMA mandatée par la Fédération Wallonie-Bruxelles et dirigée par Emmanuel Gérard avec qui le CArCoB a coopéré. Elles ont permis, selon les voeux du Sénat, de comprendre pourquoi l’assassinat a eu lieu et pourquoi l’enquête a débouché sur un classement sans suite, alors que les tueurs étaient connus, mais protégés.

    La couverture comporte des cases destinées à attirer l’attention sur la remarquable bande-dessinée de Ita Gassel et André Jacquemotte publiée en 1951 dans le journal des jeunes communistes et reprise en annexe à l’ouvrage.

    Place publique • Août 2020 • 978-2-87267-223-3 • 15 x 21 cm • 208 pages • 14 €

  • ÊTRE AVEC EUX, petit journal d’une hébergeuse de migrants

  • Bernadette Mouvet

    2014. Comme la plupart des pays européens, la Belgique refuse de prendre sa part dans l’accueil des réfugiés qui atteignent ses frontières. Des centaines de candidats à l’asile sont laissés sans abri ni assistance dans un parc bruxellois, le Parc Maximilien, où ils attendent d’être reçus par l’Office des Etrangers, situé tout à côté.
    2015. Indignés par cette situation, de nombreux citoyens et plusieurs collectifs se mobilisent et fondent la « Plateforme citoyenne de Soutien aux Réfugiés » qui aura pour mission de fournir un hébergement aux migrants du parc.
    2019. La plupart des sept cents à huit cents migrants qui fréquentent le parc Maximilien sont hébergés dans des familles de la capitale ou de province. Bernadette Mouvet est de ceux-là.

    Place publique • octobre 2019 • 978-2-87267-222-6 • 120 pages • 10,8-18 cm • 10 €

  • Opération MACRON

  • Éric Stemmelen

    « Je suis statisticien de formation : je ne crois donc pas à l’incroyable. Je sais que lorsque l’enchaînement des événements est toujours favorable à la même personne, cela n’est que très rarement l’effet du hasard. Au casino, un joueur chanceux c’est une chose, un tricheur professionnel à la solde d’une bande d’escrocs, c’en est une autre. »

    Avec la précision et la minutie d’un horloger, Éric Stemmelen démonte les mécanismes de fabrication de la « créature » nécessaire à ce qu’il nomme un tranquille coup d’Etat.
    De janvier 2012 jusqu’à l’intronisation « jupitérienne » de 2017, il a investigué, fouillé, décortiqué au jour le jour l’ensemble des médias français aux mains de la grande finance. Et sous nos yeux, page après page, se reconstitue le puzzle : comme dans une enquête policière, s’élabore le « storytelling », la merveilleuse ascension inlassablement répétée, mensonge et falsification inclues si nécessaire.
    Le pouvoir financier et économique voulait un homme à sa dévotion, les médias à ses ordres l’ont fabriqué.

    Préface de Gérard Mordillat
    Prologue de François Ruffin

    (En annexe, une nomenclature très complète des médias et de leurs propriétaires respectifs : un outil précieux pour identifier l’origine de nos informations.)

    Place publique • juin 2019 • 978-2-87267-218-9 • 240 pages • 15-21,5 cm • 16 €

    « Chronique d’un tranquille coup d’Etat ». - POUR.press
    Eric Stemmelen , auteur de « Opération Macron » - Bercoff dans tous ses états - YouTube
    Opération Macron : la fulgurante ascension médiatique décortiquée | Investig’Action
  • S’engager dans un atelier-théâtre

  • Rachel Brahy

    Docteur en sciences politiques et sociales de l’Université de Liège, Rachel Brahy consacre son étude à la création théâtrale collective en atelier. En suivant le travail concret de plusieurs compagnies de théâtre-action, elle témoigne de l’évolution d’une démarche d’éducation et de culture populaires, apparue dans les années 1970, et soulève la question, au travers des différentes expériences de création qu’elle a accompagnées, de ce qui subsiste de sa portée politique dans un monde dominé par l’économie.

    « Quelles sont les règles de la cohabitation culturelle dans une économie mondiale de marché structurellement inégalitaire ? Dans sa singularité, l’étude de Rachel Brahy nous donne à y réfléchir, dans ses diverses dimensions, de l‘intime et du collectif, et c’est un bien précieux pour nous » (Extrait de la préface de Roland de Bodt).

    Avec un supplément de Laurent Thévenot.

    Place publique • juin 2019 • 978-2-87267-217-2 • 240 pages • 15-21,5 cm • 16 €

  • MAI 68 Amon nos-ôtes

  • En mars 1968, Thierry Grisar, étudiant en médecine, devient président de l’union générale des Etudiants de l’Université de Liège, pour une durée d’un an.

    C’est le récit de cette année mouvementée qu’il déroule ici, en témoin privilégié d’une période qui a bousculé toute notre société et bouleversé la vie de beaucoup de ceux qui l’ont vécue. Ni œuvre d’historien, ni relation exhaustive, c’est le regard personnel qu’il porte sur son vécu au jour le jour qu’il nous fait traverser, avec ses confrontations, ses affrontements, ses solidarités et ses amitiés, la découverte joyeuse de nouvelles libertés, les déceptions des combats perdus, mais aussi les conséquences à long terme des combats menés collectivement.

    PLACE PUBLIQUE
    Janvier 2019, 120 p., 11,50 €
    978-2-87267-214-1

    Mai 68, du peket aux piquets : démocratiser la démocratie - Le Carnet et les Instants
  • DES MOTS QUI PUENT

  • OLIVIER STARQUIT

    La plupart des termes repris dans ce recueil ont fait l’objet d’une chronique intitulée « le mot qui pue » dans Tribune, organe syndical de la Centrale générale des services publics, entre juillet 2013 et mai 2016.
    Les mots importent. Dans la vie politique et syndicale, le choix des mots n’est jamais anodin. En effet, le langage n’est pas un simple outil qui reflète le réel, mais il crée également du réel en orientant les comportements et la pensée. Et vivre dans l’omission de cette évidence peut faire des ravages. Les mots portent, emportent avec eux une vision du monde, une logique politique, des signes de démarcation. Les mots classent, trient, délimitent et les fondés de langage du capital n’ont eu de cesse de décréter quels étaient les mots usés et les mots obsolètes.
    Si nous n’y prenons garde, nous finirons nous-mêmes par ne plus parler notre propre langue mais la leur.
    Cet ouvrage procède modestement à un travail systématique de traque et de déconstruction de ces pirouettes sémantiques, ces ruses de langage afin de faire le tri entre les mots qui libèrent et les mots qui oppriment. Car les mots sont des forces politiques : la reconquête idéologique sera lexicale ou ne sera pas et la bataille des mots est indissociable de la bataille des idées.

    Licencié en philologie germanique, maître en traduction et maître en relations internationales et en politique européenne, Olivier Starquit est l’auteur de L’individu privatisé, le service public pour la démocratie (Espace de libertés, 2009) et de L’Extinction des Lumières, vers une dilution de la démocratie ? (éditions des Territoires de la Mémoire, 2011).

    Préface de Alain Deneault, docteur en philosophie de l’Université Paris-VIII

    PLACE PUBLIQUE - 2018 -12 € - 978287267210-3 - 10,8 X 18 - 176 p.

    Avant–propos : de la gouvernance au peuple au livre d’0livier Starquit : Les mots qui puent | Entre les lignes entre les mots
  • POUR UNE REDUCTION COLLECTIVE DU TEMPS D’EMPLOI

  • RIPOSTE.CTE

    L’emploi est un mode de production historiquement situé, fondé
    sur le déni de l’existence réelle, pleine et entière de milliards d’êtres
    humains ; ce déni n’a rien de naturel, il est totalement dépassable. L’emploi
    ne peut donc pas servir de légitimation et encore moins de fi nalité à
    une lutte pour la réduction collective du temps de travail avec maintien
    du salaire ; tout au contraire, cette revendication doit avoir pour fi nalité
    de nous libérer du joug que constitue le marché du travail et non d’accroître
    le nombre d’entre nous qui lui est aliéné. Ainsi et ainsi seulement,
    notre lutte contribuera à nous déprendre de l’alternative infernale
    que nous impose la sorcellerie capitaliste contemporaine.
    riposte.cte@collectifs.net / www.riposte-cte.org

    « L’idée mise en avant par les auteurs est percutante : il n’y a pas d’avenir au
    sein du salariat capitaliste, pas d’amélioration à espérer. On assiste depuis trente
    ans à une dégradation des conditions de travail. La seule issue est d’échapper le
    plus possible au salariat et même d’en sortir. »

    (Extrait de la préface de Danièle Linhart, sociologue, directrice de recherche au CNRS et
    professeure à l’université de Paris X)

    2017 - Place publique - 9782872672066- 11 €

  • TRAVAILLER AUJOURD’HUI

  • Ce que révèle LA PAROLE des salariés

    Nicolas Latteur

    Des ouvrières qui après leur nuit sur la chaîne poursuivent d’autres activités complémentaires pour nouer les deux bouts. Des banquiers malades de vendre des produits dont ils connaissent les défauts et amenés à frauder avec leur propre éthique. Des assistants sociaux évalués à la quantité de dossiers traités. Des écarts de sécurité rendus invisibles par une cascade de sous-traitants. Une entreprise qui pousse ses salariés à la démission. Des évaluations arbitraires qui mesurent la docilité des travailleurs, …
    Ces situations et bien d‘autres encore sont relatées par de nombreux(euses) salarié(e)s. Ce livre part précisément de la parole des travailleurs pour s’intéresser au travail et aux conditions dans lesquelles il s’effectue. Plus de quarante personnes y témoignent. Comment leurs trajectoires de vie est-elle marquée ? Quels regards portent-ils ?
    La prise en compte de cette parole permet de découvrir les réalités souvent invisibles du travail d’aujourd’hui : les précarités, les atteintes à la santé, les désillusions, mais aussi les espoirs et les résistances qui se construisent. Les témoins racontent comment le travail peut imprégner jusqu’au plus profond de soi.
    Ce voyage au cœur du salariat nous révèle un tableau impressionnant de ce que des personnes mobilisent dans leur travail mais aussi des politiques qui encadrent l’emploi, des formes d’organisation mises en place et des conditions de travail qui en découlent.
    Des conclusions et une postface invitent à penser les dynamiques à l’œuvre, à questionner des formes d’action collective et à identifier des alternatives au travail aliéné.

    Nicolas Latteur développe une approche qui se nourrit de nombreuses rencontres avec des salariés de différents secteurs d’activité, des dynamiques développées par les mouvements d’éducation populaire et de recherches sur l’analyse critique du capitalisme, notamment celle développée par Marx. Il est sociologue, formateur au CEPAG (Centre d’éducation populaire André Genot) et également l’auteur de Le Travail, une question politique (Aden, 2013).

    2017 - Place publique- 432 p. - 9782872672059 - 23 €

    A l'encontre » Présentation du livre « Travailler aujourd’hui. Ce que révèle LA PAROLE des salarié·e·s »
    Livre : « Travailler aujourd’hui. Ce que révèle la parole des salariés » | Syndicollectif
    Ouvrage : « Travailler Aujourd’hui. Ce que révèle la parole des salariés » – CRVI
    Derrière les récits sur l’emploi, les rapports sociaux de travail | Entre les lignes entre les mots
    Ce que révèle la parole des salariés | FGTB Wallonne
    La Matinale - La parole des salariés & Péniche La Pop // 07.12 | Radio Campus Paris

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